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LA VENGEANCE DU PARDON, nouvelles d'Éric-Emmanuel SCHMITT, 2017, 325 pages, ****
19/08/2018 18:00
SCHMITT Éric-Emmanuel
LA VENGEANCE DU PARDON, nouvelles, 2017, 325 pages, ****
Les soeurs Barbarin, Mademoiselle Butterfly, La vengeance du pardon, Dessine-moi un avion.
Nous retrouvons dans ces nouvelles les qualités de l'écriture éclatée d'Éric-Emmanuel SCHMITT.
Ces nouvelles nous révèlent les possibles qualités de l'humain dont le pardon joue un rôle prioritaire.
J'ai été spécialement touché par Mademoiselle BUTTERFLY.
Gilles LAGROIS, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com, à visiter
« L'essentiel est invisible pour les yeux.On voit bien qu'avec le cœur. »
« On ne pardonne pas quelque chose, on pardonne à quelqu'un. »
« Si l'on imaginait le paradis terrestre sous la forme d'un village, ce serait Saint-Sorbin. »
« C'était déjà extraordinaire de fabriquer un bébé, mais deux, deux parfaitement identiques, cela tenait du prodige1 Quelles merveilles! »
« En réalité, si on les observait mieux, elles ne « s'entendaient « pas au sens habituel du terme. Les sœurs ignoraient leur dualité, elles formaient une seule et même personne. »
« LILY. Ma vie, c'est maintenant, pas demain. Nous récusons le mariage. »
« Mieux valait que deux larves résident en cette maison plutôt qu'une chenille et un papillon. »
« MOÏSETTE, La faiblesse de sa soeur lui donnait entière satisfaction. »
« Plus elle pardonnait, plus MOÏSTTE enrageait. »
MADEMOISELLE BUTTERFLY
« WILLIAM GOLDEN, propriétaire de la banque, trônait, sombre, au bout de la table. À son habitude, il se retranchait dans les ténèbres. »
« WILLIAM. Surtout , ne jamais manifester le moindre signe de faiblesse. Crâner. Assurer le goût de dominer. Se dominer, dominer le groupe, dominer le monde. Il était l'aigle des Aigles. »
« MANDINE. Sa déficience la rendait moins fille et les rendait moins garçons. On ne couche pas avec un cerveau.il y a des limites. »
« L'homme est ainsi fait que la culpabilité appartient aux émotions fugitives, le sentiment permanent demeurant l'estime de soi. »
« Pourtant, vous devriez les observer, les bêtes, vous en tirerez des leçons. »
« Aimer quelqu'un, c'est aimer aussi ses défauts. »
LA VENGEANCE DU PARDON
« ELISE.SAM LOUIS.
En taule, on prend de la masse corporelle pour avoir la paix.Moi, on me connaît d'abord comme un serial killer. Ça attire le respect. « Ça fout la trouille, surtout, songea-t-elle. »
« SAM LOUIS.Par désir de maîtrise, il accepterait, afin de démentir son trouble, de prouver sa supériorité. »
« La prison ne sauve de moi. »
« ÉLISE. Or elle refusait d'avoir mal. Il ne la manipulerait pas.La gentillesse est une arme qui désarme. » »
DESSINE-MOI UN AVION.
« Je m'appelle DAPHNÉ., j'ai huit ans et j'habite la villa d'à côté. Depuis toujours.
« WERMER von Breslau, il était né ici, 92 ans auparavant. »
« DAPHNÉE.Tu es triste quand tu regardes le ciel. Une fois, je t'ai découvert en train de pleurer. »
« WERMWEW. Un ouvrage est riche quand il prodigue du plaisir à chaque écoute. Rien ne tarit les chefs-d'oeuvre. »
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :
Résumé :
« Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s'aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d'une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s'humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison. »
« Quatre destins, quatre histoires où Eric-Emmanuel Schmitt, avec un redoutable sens du suspens psychologique, explore les sentiments les plus violents et les plus secrets qui gouvernent nos existences.
Comment retrouver notre part d’humanité quand la vie nous a entraîné dans l’envie, la perversion, l’indifférence et le crime ? « LES ÉDITEURS
UN LECTEUR
« Ce recueil composé de 4 nouvelles traite, comme l'indique le titre, du pardon.
La pardon, c'est refuser la vengeance (oxymore bien trouvée au passage). Réussir à pardonner est un acte difficile auquel nous ne sommes pas égaux. Et c'est à travers des histoires bien distinctes qu'Eric-Emmanuel Schmitt nous démontre que le pardon n'est pas qu'une notion religieuse.
A l'expression "la vengeance est un plat qui se mange froid", l'auteur préfère
la maxime "Tout homme peut faillir, mais tout homme mérite pardon."
Nous suivons donc le récit d'hommes et de femmes qui auront des choix parfois très difficiles à faire afin de soulager leurs consciences torturées.
Le réalisme des histoires ainsi que la justesse des sentiments des personnages facilitent notre capacité de projection et d'identification.
Pour ma part, "la vengeance du pardon" est un livre que je conseille à tous et notamment à ceux qui n'ont jamais lu l'auteur. C'est une porte d'entrée simple d'accès et qui peut être marquante tant ce recueil est empreint de sincérité et d'émotions nuancées.
Notion spéciale à la deuxième nouvelle qui m'a marqué des jours et des jours après sa lecture. «
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LES DÉFERLANTES, roman de Claudie GALLAY, 2008, 524 pages
03/09/2018 15:20
GALLAY Claudie
LES DÉFERLANTES, roman, J'AI LU, 2008, 538 pages, Grand Prix des lectrices ELLE
Un roman remarquable autant par sa situation géographie, région française de la Manche, ses personnages introvertis genre la loi du silence, l'histoire d'une disparition d'enfant sans traces suite à un naufrage, le style minutieux, consciencieux de l'auteure.
Le lecteur découvre les personnages, les liens entre chacun et la vérité de la disparition d'un enfant plusieurs décennies passées... au compte-gouttes.
Une véritable analyse socio psychologique d'une société isolée aux prises avec un climat et un environnement contraignants. La population s'adapte aux événements naturels parfois déchaînés d'un environnement de roches, de grands vents, de déferlantes parfois dévastatrices.
On pose une question tout en respectant le silence de la décision de ne pas y répondre. On se dévoile rarement et surtout on ne se compromet pas sinon gare aux risques adjacents.
Les déferlantes sont de nature environnementale mais ont aussi de causes sociales dûes aux histoires cachées, englouties de secrets qui ravagent.
Des incidents passés, les querelles de deux vieilles de village jamais réglées, de femmes qui ont aimé le même homme. Un roman fait de confidences, de grands silences, de secrets , de dialogues courts et secs.
" ...les vieux et les arbres se ressemblent, pareillement torturés et silencieux. Façonnés par les vents."
" J'avais peur de ce que j'étais en train de devenir. Une femme sans amour."
" Théo. Il a disparu dans la pièce à côté. J'ai attendu qu'il revienne mais il n'est pas revenu."
" Et quand à parler de soi s'ils n'avaient plus envie, il leur restait encore à parler des autres. Des vivants et des morts,"
" Morgane et Raphaël étaient frère et soeur et ils se regardaient comme des amants."
" Il me restati cette faille, une déchirure brûlante du sexe jusqu'au ventre."
"On attend et on continue de les aimer. Non, on change d'amour. Et on trouve qu'elqu'un qui nous aime en retour, ça facilite les choses."
" L'amour et la mort, ça se ressemble si on n'articule pas."
"Il y a toujours mille raisons pour s'enfermer. Sortir est beaucoup plus difficile."
"Les questions, les réponses, ce complexe tricotage de mensonges et de vérités."
"Quand on se questionne, on meurt.."
"...deux solitudes face à la mer, revenus aux origines du monde.
Un grand roman à découvrir pour sa portée sociale et le style talentueux de l'auteure.
Gilles Lagrois, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com
Pour en savoir davantage:
"Comme la mer pétrit les roches et lèche le sable, comme le vent du grand large étourdit, la lecture des ‘Déferlantes’ entête. Avec des mots posés sans fioriture, les ressentis de l’auteur percutent à l’état brut. Dans un petit village au bout du Cotentin, là où la Manche est dangereuse mais sublime, où les phares s’élèvent dans l’obscurité abyssale, Claudie Gallay pose son décor.
Autour d’une héroïne à bout de force, amputée de son amour, on réapprend à vivre. Chaque promenade dans les falaises austères ronge l’âme et sublime le besoin incessant de fuir. Chaque personnage tait sa part de secret, renforçant l’aridité de ces confins de terre et le sentiment absolu de solitude. Doucement, le ressac berce et le vent soûle les coeurs.
Les non-dits, les amitiés, les rancoeurs façonnent les personnages, aussi durs et entiers que la mer. Comment survivre à la disparition des siens ? Comment supporter d’être celui qui reste ? Comment avouer l’inavouable ? ‘Les Déferlantes’ fascinent par la force des émotions, des hommes, des mots. Entre chaque tempête, sur le port, les marins attendent, troublés et effrayés. En s’échouant sur le sable, chaque vague meurt dans une gerbe d’écume, mais assure une renaissance.
L'AVIS DE LA PRESSE
Claudie Gallay excelle à créer des atmosphères enfermant lecteur et personnage dans des secrets bousculés à coups de phrases courtes, jetées plutôt que prononcées par des “taiseux”.
(...) Claudie Gallay confirme son talent pour insuffler de l’âme à des êtres en fuite, entravés de tourments muets. Elle sait déchiffrer les multiples nuances du silence puisque jamais ses personnages abîmés ne s’épanchent ni ne se confessent.
(Ses livres) prennent une nouvelle ampleur, à l’image des vagues sur cet océan qu’elle met en scène comme une tragédie humaine.
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SEULE VENISE, roman de Claudie GALLAY, 2009, 252 pages
17/09/2018 11:38
GALLAY Claudie
SEULE VENISE, roman, 2009, 252 pages
Un roman à l'ambiance d'intimité, de confidences dans lequel l'art prend une place de premier plan dans la visite intime de Venise. Il y a de l'art partout, églises, châteaux, boutiques, restaurants, canaux. Ce roman c'est aussi l'histoire d'un vieux prince Russe qui vit à Venise depuis longtemps par choix.Il raconte sa triste histoire d'amour manqué : dès l'âge de dix-huit ans son père lui impose qu'il épouse une femme noble se son rang. Un roman qui nous rend familier le vocabulaire vénitien très différent de l'Italien en usage.
Un roman d'une écriture raffinée, sensible presque intérieure par ses silences.
Gilles LAGROIS, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com, à visiter
« Je viens d'avoir quarante ans. Pourquoi faut-il que les dates aient tellement d'importance ? »
/L'Italie.Vintimille. Le train s'arrête dans des gares vides.C'est mon visage que je vois. Je le fixe. Je ne le reconnais plus. »
Venezia. Une île fantôme. Une île comme une tombe. Des façades perdues, noyées, comme absorbées. Venise, l'opaque. »
« Des ponts, il y en a, mais pas tant que ça. Surtout des palais. Des gondoles aussi mais à quai à cause du froid. »
« Le silence j'aime ça. C'est parler qui m'arrache. »
« Campo San Vio. L'eau devant nous est verte, presque noire. Vous savez qu'on survit pas d'un bain dans la lagune ? »
« C'est à cause de ça. Votre sourire. Et votre voix. J'ai aimé votre voix comme on aime un corps. »
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :
Résumé :
Elle n'a pas choisi Venise. Cela s'est présenté comme ça. Elle a vidé son compte bancaire, réservé une chambre dans un palais du Castello. Noël approche, et la cité s'enfonce dans les brumes. Un vieux prince russe, rescapé des tourbillons de l'Histoire, une jeune danseuse, un libraire amoureux des mots...
Les rencontres se succèdent, les digues intérieures s'affaissent, et Venise se dévoile, secrète et troublante. Amants perdus et retrouvés errent de rios en venelles, tandis que lentement s'éloigne, dans le brouillard, la silhouette du peintre Zoran Music.
UNE LECTRICE :
« Comment dire ?
Comment vous dire l'atmosphère distillée par ce livre, étrange, froide, silencieuse.
Venise en hiver...
Les rues désertes. L'eau envahissante, suintante, qui s'étale.
L'île aux fous, l'île des morts, l'île des chats.
Les cafés sur les places, où on boit le chocolat chaud, puis plus tard, le cognac.
La pension tenue par Luigi, prévenant, espérant la venue de ceux qu'il aime.
Ses hôtes : le prince russe, très vieux, immobile, nostalgique, malheureux, digne.
La danseuse vive et tourmentée, et son amoureux. Heureux ?
La librairie, enfin. le seul vrai but de la narratrice, le seul point d'attache. Car Dino à la voix rauque et au regard pénétrant la trouble. Elle qui s'est réfugiée à Venise après une histoire d'amour tronquée.
Cette atmosphère, seule Venise peut la livrer. Et je l'ai aimée.
Mais la narratrice, cette femme trompée, m'a énervée. A quarante ans, elle ne croit plus à l'amour, elle le dénigre, et pourtant elle en veut encore. Sa manière d'être, de parler m'exaspère. Elle a l'air de ne comprendre rien à rien, de ne pas savoir se comporter, dans n'importe quelle circonstance.
Ou est-ce le style avec lequel cette histoire est racontée qui m'irrite ? Je ne sais pas, mais voilà que les petites touches, les silences, tout ça me laisse sur ma faim.
Seule Venise parle d'amours malheureuses, sauf une...mais je ne vous dirai pas laquelle. Elle est là, cachée dans les pages, et se révèle peu à peu. C'est cette histoire-là que j'ai aimée, uniquement celle-là.
Mais l'atmosphère de Venise en hiver, elle, je ne l'oublierai jamais. Elle m'a prise, m'a emportée, au point que j'en oubliais la Noël ici, maintenant. « www.babelio.com
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LA JEUNE FILLE ET LA NUIT, roman de Guillaume MUSSO. 2018, 423 pages
07/12/2018 18:03
MUSSO GUILLAUME
LA JEUNE FILLE T LA NUIT, roman, 2018, 423 pages
Un autre roman réussi de MUSSO. Un roman du genre enquête et recherches personnelles sans l'aide policière. Le personnage principal, le narrateur est romancier à succès connu qui étant étudiant lycéen a commis un crime avec la complicité de deux étudiants et amis dans des circonstances où la vie d'une jeune fille et amie était menacée.
Nous reconnaissons ici la particularité de l'écriture de MUSSO qui joue avec le temps dans ses romans. Nous nous promenons entre les années, hiver 1992 et printemps 2017. Dans cette histoire troublante de jeunes étudiants aux prises avec des problèmes d'adultes nous nous y accrochons et tentons de suive le narrateur dans son élan de faits passés à travers divers témoins de l'époque: amis, membres de leurs familles, enseignants, journaliste.Un roman à la hauteur de MUSSO. Une enquête policière sans gendarmes.
Gilles LAGROIS, Auclair, Québec
www.livresentete,vip-blog.com, à visiterr
"VINCA, THOMAS.Une fusion des corps et des esprits. Le coeur qui s'emballe, la vague de chaleur qui vous emporte et vous secoue. Une voix intérieure lui chuchote à nouveau que tout finirait mal."
"THOMAS... mais la vérité est rarement ce qu'elle semble être et, dans ce cas précis, elle n'allait apporter ni apaisement, ni travail de deuil, ni véritable justice."
"THOMAS. L'affaire VINCA ROCKWELL avait eu sur la trajectoire de mon ami un effet opposé à celui qu'elle avait exercé sur la mienne."
"THOMAS, 19 ANS. Or seuls les coups dans la gueule vous apprennent la vie."
"La passion est une zone de guerre bombardée, située quelque part entre la douleur, la folie et la mort."
"ALEXIS, le prof. était un imposteur et un violeur."
"J'étais devenu un combattant, un guerrier qui montait au front sans faillir."
"Tout le monde a trois vies: une vie publique, une vie privée et une vie secrète."
"Tout souvenir comporte une part de fiction et de reconstruction et celui-ci était un peu trop beau pour être vrai."
"La vie m'a appris que beaucoup de problèmes peuvent être vaincus par la réflexion."
"Une excellente manière de te défendre d'eux, c'est d'éviter de leur ressembler."
Pour en savoir davantage:
Résumé :Un campus prestigieux figé sous la neige
Trois amis liés par un secret tragique
Une jeune fille emportée par la nuit
Côte d’Azur – Hiver 1992
Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour est tout ou il n’est rien ».
Personne ne la reverra jamais.
Côte d’Azur – Printemps 2017
Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d’une réunion d’anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’on doit entièrement détruire aujourd’hui pour construire un autre bâtiment.Les éditeurs
Un lecteur:
Résumé : Thomas Degalais est de retour sur la côte d'azur. Devenu un écrivain à succès celui qui a fréquenté le prestigieux lycée St Exupéry dans les années 90 revient dans l'établissement à l'occasion d'une réunion d'anciens élèves. Fraîchement débarqué de New-York Thomas doit faire face à son passé alors que des travaux d'agrandissement d'une aile du lycée risquent de mettre à jour des secrets enfouis depuis près de vingt ans. Alors commence une quête personnelle et familiale où les masques tombent et où les certitudes de Thomas vont s'écrouler au fil de l'enquête.
.La jeune fille et la nuit est donc un roman au rythme haletant, un bouquin à tiroirs, une oeuvre hautement estimable même si la perfection de la mécanique prime sur le texte lui-même. A aucun moment je ne m'y suis ennuyé, j'ai été charmé, parfois irrité par certains personnages caricaturaux, mais je reconnais à l'auteur un savoir-faire certain et un sens du rythme et de la construction évident.
Lexpress24 avril 2018
Guillaume Musso maîtrise son sujet et embarque ses lecteurs sur un chemin parsemé de chausse-trapes. La lecture achevée, on s'aperçoit (trop tard) que le romancier avait pourtant parsemé son récit d'indices.
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LE COEUR DE BERLIN, roman de Élie MAURE, 2016, 234 pages, 5*, Québec
11/12/2018 11:45
MAURE ÉLIE
LE COEUR DE BERLIN, roman, 2016, 234 pages, Québec.Un premier roman.
Un premier roman très réussi autant par le style remarquable de l'auteure que par le sujet délicat qu'est l'inceste.
Un roman, un récit de souvenirs de famille pour mieux comprendre le rôle et le sort de chacun. SIMON nous parle de sa famille, de celle de son père.
Une écriture dense de la profondeur de l'être. La souffrance intérieure de l'être aux prises avec un secret de famille accusateur. Le personnage principal SIMON nous parle beaucoup de son père, de sa mère, de ses frères et de sa sœur BÉATRICE, de leur changement personnel, de leur personnalité propre.
SIMON est à la recherche de ses origines pour mieux se comprendre. SIMON est une personne qui se compare et se dénigre parfois. Il a une faible image de lui-même. SIMON vit sans cesse des angoisses dues aux images des viols de sa sœur par sa son père et de l'instabilité de sa mère. Il n'a pas de relation amoureuse stable car il est sans cesse déstabilisé émotivement.
Une écriture qui frappe dont on se reste pas insensible. Une écriture lumineuse de sincérité, d'authenticité.
Père abuseur, mère folle tel est le menu composant cette famille ébranlée par la vie.
L'inceste est un drame psychologique, un crime parfait.
Un premier roman impressionnant.
Gilles LAGROIS, Auclair, Québec
www.livresentete.vip-blog.com, à visiter
« Son père : si tu parles, je te tue de mes mains. »
« Pardonner, ce n'est pas blanchir. »
« L'inceste, c'est un crime parfait enfermé dans une chambre d'une maison anonyme. C'est le lieu du pouvoir absolu, celui qu'on ne peut pas exercer ailleurs. »
« BÉATRICE, 30 ans. Parler de l'inceste, c'est mourir. Je ne veux pas mourir et je veux le dire. »
« SIMON. BERLIN est le nom de son chien.
J'écris in livre pour y cacher mes pensées. Ma sœur est comme un astre noir, j'essaie de le regarder mais je n'y vois que de l'obscurité. »
/J'ai un boulot correctement payé à l'université comme professionnel de recherche. »
« L'Algérie est tout ce que nous connaissons. »
« MÈRE...elle ne me prenait pas dans es bras...non, mère quand elle s'approchait de moi avait deux bâtons collés au corps. »
« ...comme mère remportait la palme de l'anxiété. »
« Père est un homme qui avait peu investi dans ses relations avec ses fils. »
« Testament de père. »Je ne veux pas que tout revienne à cette femme-là. »
/J'avais besoin de m'évader en forêt , une maladie me plongeait dans le désarroi. »
/Le chien... il devient le plus subtil observateur de vos émotions et sait comment s'accorder à un jour heureux où à une nuit affreuse..tout e que le moto présence veut dire. »
« Tous les religieux ne sont pas pédophiles, on les met tous dans le même sac. »
« C'est ainsi qu'à 26 ans, père quitte la vie religieuse. »
« Le pensionnat m'a sauvé de l'hystérie et de la sévérité de la maison familiale, mais il ne m'a jamais procuré une telle sensation. »
« ...et voilà, mère se dresse comme la bonne âme qui s'inquiète pour sa fille. »
/Il me faut une rencontre sinon je vais mourir. »
« Les liens familiaux ne sont pas des liens absolus comme on veut tant nous le faire croire. »
« SIMON. BÉATRICE. Elle se laissait faire sinon c'était moi. »
« PÈRE. Il était nu. Il était déjà en érection et se jetait sur moi. Il se frottait sur moi. »
« Une fille violée toute son enfance, tu imagines qu'elle peut avoir une vie normale? »
« BÉATRICE. L'odeur de mère est écoeurante. »
POUR EN SAVOIR DAVANTAGE :
Résumé :
« Simon ne vit que pour le temps qu’il consacre à l’écriture et au vélo. À la mort de son chien, ses repères s’effritent, et lentement remonte à la surface le souvenir de Béatrice, sa sœur depuis longtemps disparue et dont il était autrefois si proche. Convaincu qu’elle se trouve encore quelque part, il décide de retrouver sa trace et de refermer le cercle d’injustice créé autour d’elle. Il trompe l’ennui d’un été caniculaire en reconstituant le vénéneux récit familial à travers ses souvenirs et l’évocation de son enfance vécue en Algérie. Mais il se lance aussi dans une quête plus profonde, celle de l’identité qu’un fils construit à partir d’un père qu’il ne connaît pas.
De choses tues en révélations, de personnages brisés en êtres dédiés à la vie, Le cœur de Berlin brosse dans un style intimiste et émouvant un portrait cru du mal parfois fait aux siens, du désir d’exister et des conséquences du mensonge. » LES ÉDITEURS
UN LECTEUR :
« Je sors -presque à l'instant- de cette lecture bouleversée.
Elie Maure nous livre une histoire poignante, qu'elle construit et exprime de manière à ce qu'elle nous percute et nous investisse avec force.
Simon, le narrateur, âgé de la cinquantaine, mène sa vie comme un adolescent attardé et incapable d'attachement. Chercheur à l'université de Montréal, il est célibataire et sans enfants. Passionné de vélo, il ponctue son temps libre de longues balades forestières, et de ses tentatives pour coucher sur le papier les réminiscences d'une enfance qui, depuis quelque temps, le taraudent. Il le fait de manière décousue, mêlant souvenirs et présent. Les épisodes du passé sont entrecoupés de l'expression de la peine immense qu'a suscité la mort, récente, de son chien Berlin. Sous son ton mélancolique, égrenant l'absence d'événements de son existence morne, perce l'expression d'une détresse sourde, diffuse, sans doute d'autant plus douloureuse qu'il ne parvient à en cibler l'origine précise.
Cette ignorance qui lui pèse, et l'empêche de se structurer, l'amène à entamer une enquête familiale, dans le but plus ou moins conscient de traquer d'anciennes fêlures dont il a jusqu'alors occulté le souvenir. Cette enquête tourne d'abord autour de son père, homme au tempérament dominateur et aventureux, dont les accès de violence avaient instauré une distance craintive entre ses fils -Simon a deux frères- et lui. Il se focalise ensuite sur la recherche de sa soeur Béatrice, dont il a été très proche, avant que son départ au pensionnant à l'âge de douze ans, le coupe de sa famille, qu'il ne reverra que de manière sporadique. La dernière fois qu'il a vu Béatrice, c'était à l'enterrement de leur père, qu'elle avait loyalement accompagné dans sa longue agonie. le père et la fille avaient toujours entretenu une relation privilégiée...
Le témoignage de Simon laisse deviner les manquements de cette famille dysfonctionnelle, portée par des parents qui, malgré des caractères divergents -la mère affichait l'aigreur et la hargne d'une dépression permanente- avaient comme point commun de traîner le lourd bagage de traumatismes enfantins, évoqués à demi-mots au détour d'une allusion... les liens du narrateur avec ses frères sont eux-mêmes distendus, et il a coupé les ponts avec sa mère.
Ayant fait savoir à sa soeur, par l'intermédiaire d'une amie commune, qu'il aimerait la revoir, Béatrice lui répond par des lettres, dans lesquelles elle aussi revient sur leur passé. Elle y évoque notamment leurs années d'enfance en Algérie, où le père avait demandé à enseigner, leur triste retour dans un Québec froid et grisâtre, la détresse de son adolescence solitaire, révélant la face obscure de ces souvenirs, qu'elle entache d'une vérité crue et déchirante.
L'auteur oppose ainsi le début du récit où Simon, envahi d'une sorte de passivité angoissée, d'incapacité à vivre, tourne autour d'un mal sur lequel il ne parvient pas à mettre le doigt, à l'intensité violemment perturbante d'une seconde partie que le lecteur reçoit comme une claque magistrale en pleine face. Elie Maure y exprime avec une éloquence à peine supportable une souffrance intime, destructrice, met en exergue les sentiments dévastateurs et contradictoires que génèrent les relations toxiques entre membres d'une même famille.
A lire ! « wwww.babelio.com
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