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BESSON Philippe---UN HOMME ACCIDENTEL---L'ENFANT D'OCTOBRE---SE RÉSOURDRE AUX ADIEUX---UN GARÇON D'ITALIE---LES JOURS FRAGILES---UN INSTANT D'ABANDON---
22/06/2010 14:56
BESSON Philippe
UN HOMME ACCIDENTEL, roman, Éd. Juliard, 2007, 244 pages Résumé du livre Deux êtres que tout sépare se trouvent brutalement réunis par la mort d'un inconnu. Aussitôt, entre ces deux-là, surgit sans qu'ils s'y attendent et sans qu'ils puissent s'y opposer, un sentiment violent . Un sentiment violent qui va les arracher à la solitude et au mensonge. La critique [evene] par Mélanie Carpentier Philippe Besson a lu fiévreusement Annie Proulx et considéré avec émotion ‘Brokeback Mountain’ de Ang Lee avant de se lancer dans l’écriture de cet ‘Homme accidentel’. Rien d’étonnant alors à ce que les similitudes entre les deux oeuvres se multiplient. Une différence tout de même et non des moindres : l’intrigue de Besson se joue en Californie. L’occasion de multiplier les clichés touristiques - son Los Angeles fleure bon le film de série B américain -, mais aussi sociaux : deux êtres que tout sépare : un flic marié qui se découvre, un bel acteur fragile sous la gloire scintillante, un meurtre faussement intrigant. Besson reprend tous les bons vieux ingrédients du roman noir et du road-movie sans pour autant parvenir à faire bouillir sa potion. Il déroule des bobines de fil épaisses comme des cordes d’amarrage. Alors même s’il évite, par une écriture fluide et légère qui jamais ne s’épanche, les écueils qu’une telle histoire aurait pu engendrer - romantisme mielleux, homoporno -, l’auteur de ‘L’Arrière-saison’ nous offre un récit peu original. Là où ‘Brokeback’ livrait une peinture enivrante de deux cow-boys, icônes américaines, symboles de la virilité, là où l’amour et l’interdit bouleversaient, là où la morale et les lois s’imprimaient dans les chairs et les coeurs, ‘Un homme accidentel’ se contente de jouer les redites L' avis des lecteurs : « J'ai lu avec attention ce livre, j'y ai retrouvé des similitudes très troublantes avec un film 'Le Secret de Brokeback Mountain', pour ceux qui l'ont vu !!! Le style est facile, le sujet traité avec beaucoup d'empathie , les sentiments troublants et poignants, les personnages vrais, même l'image de couverture est émouvante... Je recommande ce livre que j'ai beaucoup aimé... A tous les coeurs purs.
L’ENFANT D’OCTOBRE, Éd. Grassset, 2006, 190 pages. Résumé du livre : « Un soir d'octobre 1984, le cadavre du petit Gregory Villemin, quatre ans, est repêché dans les eaux glacées de la Vologne, dans les Vosges. Les premières constatations attestent que l'enfant ne s'est pas débattu : il connaissait son agresseur. Les parents, Christine et Jean-Marie, 25 et 27 ans, sont effondrés. La presse s'empare de l'affaire - un emballement médiatique sans précédent, que rien ne saura enrayer. Chargés de l'enquête, les gendarmes de Bruyères et le jeune juge d'instruction, Jean-Michel Lambert, multiplient les maladresses, les faux-pas, les indiscrétions et les erreurs de procédures. Dès 1981, les époux Villemin ont été l'objet de violentes menaces anonymes, lettres et coups de téléphone d'un mystérieux corbeau. On soupçonne un proche. En quelques jours, trois de ses membres sont successivement placés en garde à vue. C'est alors que la presse, en mal de coupable, pointe le doigt sur la personne la plus insoupçonnable : la mère ! Jean-Marie Villemin craque : il abat Laroche d'un coup de fusil... En 1993, la justice conclura au non-lieu : Christine Villemin sera innocentée. Source. www.evene.fr « On a déjà tout écrit sur l'affaire Grégory. Le petit corps retrouvé dans la Vologne, les menaces du corbeau, les errements des enquêteurs, la culpabilité ou l'innocence de Christine Villemin, la mort de Bernard Laroche… On a déjà tout dit, tout écrit sur cette histoire. Et voilà que vingt ans après, Grasset, pour lancer une nouvelle collection, propose à Philippe Besson d'écrire, à partir de cette affaire, un roman. Mais peut-on écrire un roman en retraçant toute une affaire, jour après jour… Peut-on écrire un roman en gardant les vrais noms des protagonistes ? Peut-on écrire un roman en décrivant, minute par minute, des événements ayant existé ? Légalement, les juges auront peut-être à se prononcer sur la question, Christine Villemin ayant demandé à son avocat d'engager des poursuites contre le romancier… Car 'L'enfant d'octobre' est bel et bien l'oeuvre d'un romancier. Un romancier qui, avec l'affaire Grégory, retrouve comme en écho l'un des thèmes qui hante le plus ses précédentes oeuvres - 'Un instant d'abandon' et 'Les Jours fragiles' notamment : la mort d'un être cher. Philippe Besson s'approprie l'histoire des protagonistes pour en faire des personnages de fiction. Cette appropriation romanesque nous les rend plus proches, infiniment plus proches qu'aucun article ne serait jamais parvenu à le faire. On est saisi à la lecture des chapitres dans lesquels l'auteur se met à la place de Christine Villemin, dans lesquels il imagine les pensées de la mère suppliciée. On est saisi par l'intensité dramatique, par ce style si épuré, par ces mots qui sonnent tellement justes. On est pris par l'émotion devant cette plume si sensible qu'on la croirait trempée à l'encre empathique. Non, on n'avait pas encore tout dit, tout écrit sur l'affaire Grégory. » source :critique : www.evene.fr
SE RÉSOUDRE AUX ADIEUX, Éditions Juliard, 2007, 188 pages. Tout en finesse psychologique, en nuances, délicatement ciselé dans une forme (le roman épistolaire) rien de moins qu’évidente, la quintessence de la manière bessonienne. Livre Hebdo « Se résoudre aux adieux’ ou comment une femme tente d’oublier l’amour de sa vie. Et quel meilleur moyen que de lui envoyer des lettres révélant ainsi son état d’esprit comme un défouloir, un exutoire, une manière de passer à autre chose. Voilà en quelques mots résumée l’histoire de ce livre. Mais les lettres de Louise vont vite se révéler infructueuses, à sens unique car comme elle le précise “cette écriture supposée t’être destinée, être tournée uniquement par toi seul, n’avoir d’autre objet que de t’atteindre, (...) n’est évidemment qu’un acte profondément égoïste.” En effet, jamais au cours de cette histoire nous n’aurons la version de Clément sur cette rupture, seule Louise se livre à nous comme si nous étions le premier destinataire de ces lettres. Nous la suivons donc dans sa fuite vers d’autres horizons : de La Havane à Venise en passant par New York, pour enfin revenir sur Paris. Autant de destinations différentes qui ne feront pourtant pas oublier celui pour qui elle fuit. Partout où elle va, quel que soit l’endroit qu’elle visite, elle ne peut échapper au fantôme de Clément. Preuve que la distance ne permet pas au coeur de guérir de ses blessures... Avec force, sincérité et abnégation, Philippe Besson s’aventure dans les tréfonds de l’âme humaine. Pas une seconde, nous ne décrochons de ce monologue féminin qui se termine bien, heureusement. Après 'L'Enfant d'octobre', où il romançait la célèbre affaire Grégory, l’auteur à succès change de registre et nous transporte d’émotion. » Source.www.evene.fr Œuvres [modifier] • En l'absence des hommes, Julliard, Paris, 2001. Prix Emmanuel-Roblès 2001. • Son frère, Julliard, Paris, 2001. • L'Arrière-saison, Julliard, Paris, 2002. Grand Prix RTL-Lire 2003. • Un garçon d'Italie, Julliard, Paris, 2003. • Les Jours fragiles, Julliard, Paris, 2004. • Les amants, ELLE/Julliard, Paris, 2005. Nouvelle parue dans le magazine Elle • 48 heures au Lutétia, Scali, Paris, 2005. Nouvelles de huit écrivains sur le thème du sommeil) • Un instant d'abandon, Julliard, Paris, 2005. • L'Enfant d'octobre, Grasset, Paris, 2006. L'affaire Grégory comme sujet. • Se résoudre aux adieux, Julliard, Paris, 2007. • Un homme accidentel, Julliard, Paris, paru le 3 janvier 2008
UN GARÇON D’ITALIE, ÉD. Julliard, 2004, 245 pages
Le livre est écrit d'une façon originale. Les trois personnages s'expriment à tour de rôle, à la première personne. De ce roman se dégagent beaucoup d'émotions, de réflexions, de pensées, d'interrogations de part et d'autre. Au fur et à mesure que se déroule cette mini enquête, on apprend à mieux connaître les personnages, à mieux les cerner. Ils se mettent à nu, et on comprend cette relation à trois et ce qui les relie entre eux.
J'aime beaucoup le style de l'auteur, limpide, clair, facile à lire mais riche de par son contenu. Très beau roman que je vous recommande. Je découvre cet auteur et je relirai de ses romans, c'est certain. Source :www.ratsdebiblio.net….commentaire de Felindra Biographie [modifier] Fils d'un instituteur et d'une mère clerc de notaire, Philippe Besson est diplômé de l'École supérieure de commerce de Rouen et titulaire d'un DESS de droit. En 1989, il s'installe à Paris où il exerce une profession de juriste et enseigne le droit social. Pendant près de 6 ans, il sera le bras droit de Laurence Parisot, en tant que DRH puis secrétaire-général de l'Institut français d'opinion publique. Par la suite, il sera DRH de Club Internet. En 1999, la lecture de récits d'anciens combattants de la Première Guerre mondiale, l'incite à écrire son premier roman : En l'absence des hommes.ééé[réf. nécessaire] Ce premier ouvrage est publié en 2001 par les éditions Julliard. Le roman, qui met en scène le personnage de Marcel Proust, est récompensé par le prix Emmanuel-Roblès. La même année, en août 2001, Philippe Besson publie Son frère qui sera retenu pour la sélection du Prix Femina. L'adaptation cinématographique qu'en fera Patrice Chéreau en 2003 recevra l'Ours d'argent au festival de Berlin. Par la suite, les créations de Besson feront fréquemment l'objet d'adaptations à l'écran. En 2002, deux nouveaux romans sont publiés : L'Arrière-saison (inspiré par une toile d'Edward Hopper : Nighthawks ou Les oiseaux de nuit) et Un garçon d'Italie qui sera publié en 2003 ; le premier récompensé par le Grand Prix RTL-Lire de 2003, et le second sélectionné pour les Prix Goncourt et Médicis. Besson décide alors de se consacrer exclusivement à son travail d'écrivain. Son roman Les jours fragiles, 2004, est centré autour des derniers jours de Rimbaud et retient l'attention de François Dupeyron pour une adaptation au cinéma. Philippe Besson revendique une filiation proustienne, bien que son style l'en éloigne, tout comme il avoue son admiration pour Martin Page, Marguerite Duras et Arthur Rimbaud. Son écriture, centrée sur le relationnel et les sentiments de ses personnages, dévoile un intérêt particulier pour le thème de l'agonie, et la chimie difficile des relations humaines. Attention bien sûr à ne pas confondre Philippe Besson avec Patrick Besson. Ce dernier a d'ailleurs accusé Philippe Besson d'usurpation de nom de famille.ééé[réf. nécessaire] En mars 2007, il a signé avec 150 « intellectuels » un texte qui appelait à voter pour Ségolène Royal, « contre une droite d'arrogance », pour « une gauche d'espérance »[1].
LES JOURS FRAGILES, Julliard, 2004, 188 pages Résumé du livre En mai 1891, Arthur est de retour, après 10 ans d'exil volontaire en Abyssinie. Jeune vieillard, malade, affaibli, amputé, il va vivre ses derniers jours au côté de sa sœur, Isabelle. Jour après jour, dans son journal intime, la jeune femme écrit ses impressions, ramène à elle ses souvenirs, dissèque un univers familial éprouvant, raconte la longue agonie. Les derniers mois passés en compagnie de son frère, le poète.
LA CRITIQUE : evene, par François Ménard.
« De qui parle-t-on, quand on écrit un journal intime ? De soi, d’abord, souvent. Et parfois de ceux qui nous entourent. La femme qui écrit dans le journal qui compose 'Les jours fragiles' parle d’abord de sa famille, avant de parler d’elle. Isabelle (ne donnons pas tout de suite son patronyme, histoire d’entretenir le suspense) parle de l’aîné de la famille, Frédéric. De sa mère. Et surtout de son deuxième frère, Arthur. Après 10 ans d’exil volontaire en Abyssinie, il est de retour dans les Ardennes. Il n’a que 35 ans, mais c’est déjà un vieillard. Après une vie de bohème, le bateau ivre s’apprête à vivre une dernière saison en enfer. Vitalie est morte à 3 mois. Frédéric a été chassé de la maison. La mère est un coeur sec, un monstre de froideur, une handicapée des sentiments. C’est donc elle, Isabelle Rimbaud (vous aviez deviné, n’est-ce pas ?), la vieille fille de 30 ans, la pucelle, la bigote, la casanière qui va être la dernière confidente, l’accompagnatrice funèbre du poète voyageur, homosexuel, drogué et syphilitique, le dernier fil qui le relie à la vie. Le témoin de sa splendeur passée, celui de ses tourments. Celui, enfin, de sa dissolution, au propre comme au figuré. Isabelle n’a jamais lu les oeuvres de son brillant aîné, et, si elle en pressent la portée, en devine même la postérité, ce n’est pas du poète qu’elle nous parle, mais de l’homme. De l’homme de sa vie, serait-on tenté de dire. Elle porte sur lui un regard profond, et pourtant pudique. Journal intime fictif d’un personnage réel, roman fort bien documenté, ‘Les Jours fragiles’ est comme un théâtre d’ombres. Un théâtre d’ombres qui, porté par la grâce de Philippe Besson, est sensiblement éclairant et poétiquement lumineux. »
UN INSTANT D’ABANDON, Julliard, 2005, 213 pages.
« Résumé du livre L'histoire commence là, en Cornouailles, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient, et avec lui, c'est le passé qui ressurgit. Des années plus tôt, Thomas Sheppard est parti en mer en emmenant son fils alors qu'un avis de tempête avait été lancé. Lorsqu'il est rentré au port, le petit garçon n'était plus avec lui. Dès lors, il s'est retrouvé accusé de la mort de son enfant (dont le corps n'a jamais été retrouvé) et a été incarcéré pendant plusieurs années. Seule l'épreuve du retour sur le lieu de la disparition pourra lui offrir la renaissance. » Source : www.evene.fr. Une écriture intense, dense avec un personnage marginal qui a dû payer sa dette à la société aux conditions de la société même après. Une ouverture sur les différences, sur les clichés sociaux. Un homme qui revient à son point de départ sachant qu’il sera jugé et rejeté. Une très belle écriture à l’image du personnage.
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BILÉ Serge---QUAND LES NOIRS AVAIENT DES ESCLAVES BLANCS---ET SI DIEU N'AIMAIT PAS LES NOIRS ?---
22/06/2010 15:01
BILÉ Serge
QUAND LES NOIRS AVAIENT DES ESCLAVES BLANCS, Éd, Pascal Galodé, 2008, 120 pages. Si l’histoire de l’humanité vous intéresse. Un renversement de mentalité, de cliché : le Noir maître et le Blanc…..esclave. La rivalité noirs-blancs est-elle génétique ou historique ?? Crainte héréditaire ? L’esclave se souvient ? La peur nous lie.
« On ne peut pas s’imaginer, en regardant l’Afrique aujourd’hui, qu’elle a été le berceau de grandes inventions humaines et politiques. On lui doit, pourtant, les mathématiques, les droits de l’homme, le ministère de l’intégration, la parité homme femme, voire la découverte de l’Amérique! C’est ce passé, glorieux et méconnu, que retrace ce livre, en prolongeant au cœur des grands empires soudanais du Moyen Âge. On découvre, au fil des pages, des civilisations, riches et puissantes, où l’écriture, les sciences, et les arts tenaient une place de choix. On découvre, au passage, les rapports, étonnants, qu’entretenaient Noirs et Blancs, et le cheminement, qui les mena à s’affronter au nom d’une domination et d’un pouvoir absolu. On découvre, enfin, des souverains, épris de conquêtes et de progrès, dans une Afrique flamboyante, dont la marche en avant sera stoppée, net, par les invasions arabe et européenne! Un grand moment d’histoire, qui tord le cou aux idées reçues, et aux clichés sur « l’homme africain qui ne serait pas assez entré dans l’Histoire ».
JOURNALISTE, SERGE BILÉ, EST L’AUTEUR DU BEST SELLER «NOIRS DANS LES CAMPS NAZIS » ET DE L’ESSAI À SUCCÈS « LA LÉGENDE DU SEXE SURDIMENSIONNÉ DES NOIRS ». > (Afrik.com) - Faste, érudition et puissance, le nouveau livre de Serge Bilé, Quand les noirs avaient des esclaves blancs, nous ramène au temps des empires de Ghana, du Mali et du Songhay, qui illuminèrent le Soudan occidental entre le 9ème et le 16ème siècle. Civilisations riches et fortes, où l'écriture, les sciences, la médecine et les arts tenaient une place de choix. « Je n'ai pas la prétention d'être un historien mais plutôt un vulgarisateur. Je cherche à mettre à la portée de tous, des faits historiques, quelquefois connus que par quelques initiés, souligne Serge Bilé. C'est mon côté journaliste qui veut ça. Ce qui m'importe, c'est de faire sauter les verrous de l'Histoire de l'Afrique, qui reste mal connue en dehors de la traite négrière. » > On découvre ou redécouvre, au fil des pages de l'essai, une pléiade de souverains africains, épris, les uns autant que les autres, de conquêtes et de progrès, dans une Afrique flamboyante. C'est le cas de Soundiata Kéïta, qui fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l'homme, stipulant, dans son article 16, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ». La parité politique avant l'heure…Afrique fastueuse et conquérante > On y apprend par exemple, que l'empereur Aboubekr II, entreprit, bien avant Christophe Colomb, de traverser l'Atlantique et fit équiper pas moins de deux cents navires, remplis d'hommes, d'or, d'eau et de vivres. L'histoire ne dit pas comment s'est terminée l'expédition. Mais Serge Bilé rapporte que l'explorateur espagnol Vasco Nuñez de Balboa a rencontré des Noirs en 1513, sur l'isthme de Panama, et que ces derniers, d'après les témoignages, « ne pouvaient s'être installés dans cet endroit qu'avant l'arrivée de Christophe Colomb au Nouveau-Monde ». > D'autres monarques, cités dans ce livre, ont laissé une trace dans les mémoires africaines. Kankan Moussa, tout d'abord, qui fit un pèlerinage fastueux, en 1324, à la Mecque, et fit connaître l'empire et l'or de Mali dans le monde entier. Il s'illustra par ailleurs en instituant l'école obligatoire pour tous les enfants âgés de sept ans et plus. Cela, bien avant… la colonisation française ! > L'Askia Mohamed fut aussi un précurseur. Il créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de l'intégration pour les… Blancs, comme on désignait alors les Arabes et les Berbères ». Certains d'entre eux, réduits en esclavage, se retrouvèrent au service des empereurs noirs. D'autres Blancs, comme les mamluks turcs, furent également achetés en Egypte. > Serge Bilé rappelle, en outre, que la vie intellectuelle était intense à Tombouctou. L'enseignement, dispensé à l'époque, à l'université de Sankoré, n'avait rien à envier à celui de Cordoue, Damas, Grenade ou au Caire, dans les domaines aussi bien de l'astrologie, de la géographie, que de la rhétorique. Léon l'Africain, qui la visita en 1526, indique, d'ailleurs, qu'on tirait, dans cette ville, « plus de bénéfices de la vente des livres manuscrits que de tout le reste des marchandises ». > Appel à la renaissance africaine ologie, de la géographie, que de la rhétorique. Léon l'Africain, qui la visita en 1526, indique, d'ailleurs, qu'on tirait, dans cette ville, « plus de bénéfices de la vente des livres manuscrits que de tout le reste des marchandises ». > On pourrait énumérer encore les informations, plus précieuses les unes que les autres. Cet essai est truffé de révélations qui invitent, en réalité, à penser autrement l'Histoire de l'Afrique et la place de l'homme qui n’a pas été que des esclaves et des colonisés. Ils ont aussi joué, bien avant tout cela, un rôle important dans la marche du monde. Et, ça, aussi, il ne faut pas l'oublier. », nous a confié Serge Bilé.
> Cet ouvrage, qui connaît un succès en librairie, arrive si l’on devait le rappeler, quelques mois après le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy. Véritable somme sur les empires de Ghana, de Mali et du Songhay, d'autant plus intéressant qu'il n'invite pas à la nostalgie d'un passé glorieux et regretté, il exhorte, in fine, à la renaissance de l'Afrique.
Et si Dieu n'aimait pas les Noirs ? - Enquête sur le racisme aujourd'hui au Vatican
« En janvier 1944, alors que les armées alliées font route pour libérer Rome occupée par les nazis, le pape Pie XII exige, curieusement, qu'aucun soldat noir, africain, antillais, ou américain, ne soit déployé aux portes du Vatican. En août 1988, le secrétaire particulier de Jean-Paul II, l'évêque zaïrois Emery Kabongo, est sauvagement agressé, officiellement par des inconnus, à Castel Gandolfo, la résidence d'été du souverain pontife pourtant si bien gardée. Aujourd'hui, les prêtres africains, en poste ou de passage au Saint-Siège, se disent discriminés. Plusieurs ont même été bannis, pour avoir prolongé leur séjour italien, au-delà de la limite autorisée. Ils sont désormais mendiants et sans papiers. Quant aux religieuses africaines, que les congrégations romaines font venir, pour palier la crise des vocations, elles constituent une main d'oeuvre corvéable à merci. Désemparées, beaucoup d'entre elles échouent dans la prostitution ! Ce livre, fruit d'une minutieuse enquête, dévoile les ombres et contradictions d'une institution, qui n'arrive toujours pas à se débarrasser de ses propres préjugés sur les Noirs, qu'elle considérait jadis à l'image, non pas de Dieu, mais du diable !. » Source :www.decitre.fr
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MÀRAI Sandor---LES BRAISES
23/06/2010 14:31
MÀRAI Sandor
LES BRAISES, ÉD, A Vue d’œil, 2004, 361 pages.
« À travers la dramatique confrontation de deux hommes autrefois amis, LES BRAISES évoque cette inéluctable avancée du temps, de la vieillesse et du passé qui nous rattrape. Livre de l’amitié perdue et des amours impossibles, où les sentiments les plus violents couvent sous les cendres du passé. Tableau de la monarchie austro-hongroise agonisante, ce superbe roman permet de redécouvrir un immense auteur dont l’œuvre fut interdite en Hongrie jusqu’en 1990. » « Un huis clos extraordinaire de sensibilité et de vérité! Un art de la narration qui prend aux tripes et qui ne vous lâche pas jusqu’à la dernière page. Un style superbe, aux chatoiements multiples, une plume magnifique au service d’une pensée très humaine. « Citations : « C’est qu’en réalité nous aimons toujours ceux qui sont différents de nous… » « Le destin peut tout nous accorder et nous pouvons tout lui arracher , mais nous ne pouvons jamais changer les goûts, les penchants et le rythme de vie d’un autre et nous luttons en vain contre cette « nature différente » qui caractérise essentiellement l’être que nous aimons. » « Le monde est encore une fois en feu et des millions d’individus sont sacrifiés. » « Une chose est pire que n’importe quelle souffrance, c’est la perte de l’estime de soi. »
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MAROUANE Leïla---LA VIE SEXUELLE D'UN ISLAMISTE À PARIS---
23/06/2010 14:40
MAROUANE Leïla :
LA VIE SEXUELLE D’UN ISLAMISTE À PARIS , Albin Michel, 2007, 318 pages.
Un islamiste de 40 ans, homme d’affaires, puceau décide de se louer un apart. près de Saint-Germain-des-Prés. Comment arriver à convaincre son illustrissime mère qu’il doit la quitter, lui son fils aîné, non marié. Il modifie son look et le voilà parti pour la drague. Roman farfelu mais réaliste car moderne et plausible. Drôles dans les événements incontrôlables, des différentes femmes dont il fait la connaissance, dans des circonstances cocasses. Comment va-t-il réussir à s’échapper de l’emprise de la morale religieuse islamiste et réussir à vivre sa vie d'homme libre ?
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MARTEL Yann---L'HISTOIRE DE PI
23/06/2010 14:45
MARTEL Yann :
L’HISTOIRE DE PI, roman, Éditeur XYZ, 2003.
Genre de livre »J’aime ou « J’aime pas ». J’ai aimé ses analyses de comportement sur l’homme et les animaux. Pas évident à lire. Quelques longueurs mais des pensées profondes presque mystiques, spirituelles. J’ai aimé.
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