|
|
[ ESSAI ] [ Conte, FANTASTIQUE, FÉÉRIE, SCIENCE FICTION ] [ LIVRES AU JOUR LE JOUR # 1 ] [ Roman du genre thriller ] [ RÉCIT ] [ Thriller québécois ] [ Roman québécois ] [ Roman du genre thriller ] [ Roman genre polar ] [ Littérature étrangèr ] [ Roman polar québécoi ] [ MES POÈMES-GIL ]
|
|
|
|
*****CHRISTENSEN Andrée---LA MÉMOIRE DE L'AILE
06/05/2011 14:21
CHRISTENSEN Andrée
LA MÉMOIRE DE L’AILE, Éd. David, roman, 2010, 369 pages « Angéline, Lilith, Mélusine. Trois prénoms, un seul personnage énigmatique, assoiffé d'envol et de créativité, qui vit au coeur d'une forêt, en symbiose avec la nature. C'est en suivant une confrérie de corneilles en pleine tempête de neige que Beltran Aguilar, hybrideur de roses et ancien pianiste, rencontre la mystérieuse femme aux pas ailés, résurgence de la Mélusine mythique. Au fil de la fascinante révélation de leurs origines, s'amorce entre ces deux solitudes aimantées une relation aussi improbable qu'espérée. Artiste marginale, victime de préjugés, Mélusine est internée à la suite d'un délit étrange. Forte des pouvoirs de l'imaginaire, la femme-oiseau, ivre d'absolu, tentera de transformer les barreaux de sa cage en labyrinthe salvateur. Après Depuis toujours, j'entendais la mer, couronné par plusieurs prix littéraires, Andrée Christensen signe ici une oeuvre riche et puissante, soutenue par une écriture maîtrisée qui exalte le rêve, l'amour et la liberté. » Source : www.radio-canada.ca
L'Ottavienne Andrée Christensen effectue un retour probant avec son deuxième roman, La Mémoire de l'aile, qui s'avère une placide excursion vers une réalité autre pour quiconque s'aventure en ces pages.
"Je suis une poète qui écrit des romans", affirme d'emblée Andrée Christensen, à l'autre bout du fil. La feuille de route de cette écrivaine originaire de Vanier - le quartier d'Ottawa, oui - le confirme de façon probante: douze recueils de poésie, un récit, neuf traductions littéraires et deux romans... La dame affirmerait avoir vendu son âme à la poésie en échange de quelques vers idylliques qu'on n'en serait pas surpris. "La poésie, on la retrouve partout. Pour moi, c'est une façon de vivre, de concevoir le monde et de voir la vie. La poésie, pour moi, c'est une façon d'être."
Pour Andrée Christensen, il existe un abîme immense entre sa première oeuvre romancière, Depuis toujours, j'entendais la mer (parue aux Éditions David en 2007 et suivie de critiques apologétiques) et sa nouvelle brique, La Mémoire de l'aile, tant les différences sont importantes de l'une à l'autre. "La Mémoire de l'aile est complètement différent, à la fois dans le ton, l'atmosphère et le message, explique l'écrivaine. Dans Depuis toujours, j'entendais la mer, j'avais presque une mission, qui était d'essayer d'inviter le lecteur à faire face à ses peurs concernant la mort. Je voulais inviter le lecteur à réfléchir à ce sujet. J'ai d'abord et avant tout écrit La Mémoire de l'aile pour le pur plaisir de l'écriture."
Malgré l'absence d'une quelconque "mission" pour ce deuxième roman, un thème récurrent refait tout de même surface au fil du récit: la lutte contre le conformisme, la normalité et les préjugés par rapport à la différence. Au coeur du scénario, une héroïne qui se nomme à la fois Mélusine, Angéline et Lilith. Artiste excentrique et marginale, cette jeune femme aux trois prénoms fera face, au fil des chapitres, à plusieurs péripéties qui permettront au lecteur, espère Andrée Christensen, de remettre en question certaines idées préconçues typiques à l'humain. "J'ai essayé d'inviter le lecteur à redéfinir ses critères de normalité puis à remettre en question tous les préjugés de notre société face à la différence."
Façonné par un style littéraire gracieux, efficace, et flanqué d'une trame poétique parsemée de références symboliques et mythologiques, La Mémoire de l'aile convie le lecteur vers une autre dimension. "J'ai tenté de livrer ici un ouvrage profondément ancré dans la réalité du rêve, précise l'auteure. Je voulais ouvrir une porte sur un réel qui est autre et sur une dimension plus intemporelle. Mon but, avec ce roman, c'est de faire rêver le lecteur", conclut Andrée Christensen.
Malgré l'absence d'une quelconque "mission" pour ce deuxième roman, un thème récurrent refait tout de même surface au fil du récit: la lutte contre le conformisme, la normalité et les préjugés par rapport à la différence. Au coeur du scénario, une héroïne qui se nomme à la fois Mélusine, Angéline et Lilith. Artiste excentrique et marginale, cette jeune femme aux trois prénoms fera face, au fil des chapitres, à plusieurs péripéties qui permettront au lecteur, espère Andrée Christensen, de remettre en question certaines idées préconçues typiques à l'humain. "J'ai essayé d'inviter le lecteur à redéfinir ses critères de normalité puis à remettre en question tous les préjugés de notre société face à la différence." Façonné par un style littéraire gracieux, efficace, et flanqué d'une trame poétique parsemée de références symboliques et mythologiques, La Mémoire de l'aile convie le lecteur vers une autre dimension. "J'ai tenté de livrer ici un ouvrage profondément ancré dans la réalité du rêve, précise l'auteure. Je voulais ouvrir une porte sur un réel qui est autre et sur une dimension plus intemporelle. Mon but, avec ce roman, c'est de faire rêver le lecteur", conclut Andrée Christensen. »Source : www.voir.ca
Roman du genre poético-mystique doté d’une grande qualité d’écriture. Dans ce roman nos sens sont en éveil, en alerte continuelle tant ils envahissent notre imagerie spirituelle. Le style de l’auteur est très près de la peinture symbolique qui nous entraîne dans un monde de symboles, de couleurs, de légendes nordiques, de personnages plus vrais que nature tant ils nous touchent, nous pénètrent. Le monde dans sa réalité sociale et quotidienne refuse de croire, d’accepter les gens différents dotés d’une extrême sensibilité et capacité à communiquer avec les éléments de la nature, les animaux. On n’enferme pas seulement les fous, les désaxés mais les originaux, les mystiques ceux qui dérangent par ce que l’on ne voit pas, ne perçoit pas. Un grand roman, une auteure originale avec un style très personnel qui nous dévoile le rêve comme étant une partie importante de nos vies. « Selon votre mère, vous auriez ainsi été dotée d’une vue supérieure à celle des humains et qui vous permettrait de voir l’invisible. » page 333 « Ah, si j’avais appris plus tôt à reconnaître et sa soigner ma fragilité, comme j’ai protégé la nature et ses créatures vulnérables! Il n’est jamais trop tard pour renouer avec la part de soi dont on a accepté d’être séparé; il est toujours temps de guérir. Je pars avec une tristesse immense, mais également dans une joie accomplie. » page 358 Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
| |
|
|
|
|
|
|
|
*****ABBOTT Megan, ADIEU GLORIA
14/05/2011 20:56
ABBOTT MEGAN
ADIEU GLORIA, Éd. Du Masque, 2011, 256 pages
27/04/2011 Le polar du mois : Adieu Gloria, Megan Abbott, Le Masque. Glamoureux et sulfureux ! »Gloria est une reine de la pègre comme il n'en existe que dans les romans noirs des années 50 : fatale, glaciale et forte. Ses longues jambes, ses tailleurs stricts et chics, ses mains gantées de soie fascinent la jeune narratrice de vingt deux ans. Elle la rencontre dans l'arrière salle d'un tripot où elle trafique la comptabilité. C'est l'éblouissement. C'est elle qui raconte, comme un témoignage, comment elle a accepté de suivre cette femme somptueuse, de travailler pour elle et d'être initiée au monde glauque du jeu, des casinos et des chevaux de courses. Gloria sera son pygmalion. La novice l'imitera en tout, apprendra à marcher comme elle, s'habiller, parler, se taire, se faire respecter des hommes.Très vite le monde de la nuit, des interdits, l'argent facile vont lui plaire. Elle dit sa naïveté avec lucidité, son émerveillement, son admiration mais aussi sa loyauté, sa reconnaissance. Elle gagne la confiance de Gloria, se voit confier des missions de plus en plus importantes quand elle tombe folle amoureuse d'un séduisant joueur looser et manipulateur. Sa relation avec Gloria va alors changer, l'ambiance du récit également... Epatant roman sur le mensonge et la trahison, les luttes de pouvoir, l'initiation, l'ascension et la chute. Deux femmes se font face, se mesurent et s'affrontent avec la même perversité, ruse, séduction et violence. Des rôles habituellement tenus par des hommes. C'est toute l'originalité de ce roman avec son ton tonique et ses dialogues gouailleurs. Tout se visualise comme dans un film en noir et blanc au charme surrané. La psychologie complexe des deux personnages féminins est, elle, bien actuelle tout comme la tension qui grimpe dans les aïgus. Avec un style à la Raymond Chandler et un génial talent de conteuse, Megan Abbott nous captive. A lire absolument. On passe un sacré moment avec ces deux nanas là! J'ai adoré : L'ambiance talons aiguilles, belles voitures et rouge baiser venimeux. L'ambiguïté des personnages, la sympathie évidente qu'ils dégagent et la répulsion immédiate. La narratrice naïve et rêveuse d'une vie meilleure pourrait être n'importe qui. Tout est question de rencontre. Adieu Gloria, Megan Abbott, Le Masque. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard. 256 p 19,50 €. En vente sur mon blog. Megan Abbott est docteur en littérature anglaise et américaine de l'université de New-York. Célébrée en 2006 comme la révélation du jeune roman noir américain elle a reçu le prestigieux Edgar Award pour Adieu Gloria. Son premier roman a été publié en France en 2009 Absente (Sonatine). Source : www.leslivresquejaime.net
Une histoire de pouvoir entre femmes : Gloria, une dominante mafieuse et sa novice dominée, une diva du système interlope et sa protégée, une formatrice et une apprenante. Elle lui enseigne tout pour s’approprier et maintenir le système mafieux rentable des casinos, du jeu lucratif. La novice-disciple devient une copie de la diva, pense comme elle lui a enseigné, se met à sa place dans des situations critiques, apprend à développer une contrôle total sur sa personne et la protection de leur business. Jusqu’où iront la soumission et la domintation de l’une sur l’autre ? Un bon moment de lecture.Le style est direct, intense nous impliquant émotivement dans les déboires des personnages principaux car nous devenons nous aussi des complices soumis et impuissants. Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
| |
|
|
|
|
|
|
|
Roman biographique---DE CAROLIS Patrick---LA DAME DU PALATIN
22/05/2011 01:31
DE CAROLIS Patrick
LA DAME DU PALATIN, PLON, 2011, 440 pages
Résumé de "La dame du Palatin"
« Arelate, l'antique Arles, an 38 après Jésus-Christ. Paulina, fille du riche armateur Pompeius Paulinus, est ballottée de Charybde en Scylla : Taurus, son époux, fuit en Orient avec sa maîtresse et disparaît dans un naufrage. Son fils unique meurt. Elle embarque alors pour Rome et accoste sur un rivage de l'île de Corsica à cause d'une tempête. C'est là qu'elle rencontre le philosophe stoïcien Sénèque, exilé pour raisons politiques.
Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d'Agrippine, la redoutable Lire la suitemère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu'elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l'Empereur sanguinaire. Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour. Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l'essence des parfums les plus précieux de l'Empire se mêle au soufre des conjurations. » source : www.chapitre.com
Résumé « Avec la biographie romancée de la femme du philosophe stoïcien Sénèque, Paulina, l'auteur nous plonge dans les violentes intrigues de la Rome de Néron.
Naître en Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron. En partant de ce fait historique, Patrick de Carolis dessine le portrait passionnant et attachant d'une femme soumise aux règles de sa condition sociale, puis entraînée malgré elle dans les intrigues sanglantes de la Rome impériale de Claude, d'Agrippine et de Néron. Pour s'emparer du pouvoir ou pour le conserver, aucun lien du sang n'est respecté, aucun obstacle ne semble infranchissable, aucun assassinat n'est négligé. C'est à la violence et à la cruauté de cet univers que Paulina et Sénèque vont être confrontés. Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l'affrontement des ambitions, des idées, des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l'histoire romaine. » source : www.mollat.com
Roman biographique dont l’un des personnages principaux est Sénèque, philosophe, stoïcien qui prône la maîtrise du corps par l’exercice quotiden, une saine alimentation, le contrôle des émotions et des événements extérieurs, la réflexion, une vie saine dans un vignole loin des tracas de la vie professionnelle. Un autre personnage important est NÉRON qui est l’équivalent d’un tueur en série des temps modernes. Paulina est le personnage qui met un baume de douceur dans la vie du philosophe qui devient le précepteur et conseiller de Néron qui a pour mère AGRIPPINE la sanguinaire. Roman historique très bien dirigé, un style sobre respectant les principes philosophiques du stoïcisme de Sénèque et la folie mégalomane de la mère et du fils qui utilisent tous les moyens pour conserver le pouvoir soit la conspiration et le meurtre. Un roman de qualité par ses sources historiques et la profondeur des personnages. Gilles Lagrois, Auclair, Québec
| |
|
|
|
|
|
|
|
****LAPEYRE Patrick---LA VIE EST BRÈVE ET LE PLAISIR SANS FIN
16/06/2011 03:18
LAPEYRE Patrick
LA VIE EST BRÈVE ET LE DÉSIR SANS FIN, P.O.L. Éditeur, 2010, 344 pages
« La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l’amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l’un marié, à Paris, l’autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l’un à l’autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l’histoire d’une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. Et elle est racontée de l’inimitable manière qu’à Patrick Lapeyre de raconter le monde comme il ne va pas. Petites touches d’une acuité et d’une intelligence qui laissent confondu. Événements apparemment anodins qui ne le sont en fait pas du tout. Poétique de la métaphore, métaphores tellement inattendues et qui sont en réalité rien moins, une à une et peu à peu, qu’une pensée du monde. Humour profondément lucide et humain, généreux. D’où vient, lisant ce livre d’une insondable mélancolie que l’on ne puisse faire autrement que sourire, constamment sourire. Peut-être du bonheur d’avoir été reconnu ? »source : www.p.o.l.editeur.com Fenêtres sur cœurs « À l'écart du monde, les jeux de l'amour et du désamour éclosent dans le subtil roman de Patrick Lapeyre. Lorsque le cours des événements se fait trop menaçant, Blériot sait comment ouvrir la fenêtre et s'échapper, s'absenter en pensées, il lui suffit pour cela de trouver dans l'air un son sur lequel concentrer son attention, dans son champ de vision un point à fixer, « et de bloquer ses poumons à la manière d'un plongeur en apnée ». Ainsi Blériot se place-t-il quand il le faut hors du temps, se préserve-t-il du désarroi, du vertige, des trop grandes douleurs – ainsi demeure-t-il, à 40 ans ou presque, un jeune homme aux enthousiasmes, à l'innocence, au cynisme, aux égoïsmes adolescents. L'unique objet de ses pensées, de ses désirs, de ses tourments, a, elle aussi, une beauté, une insouciance, une pente fantasque toutes juvéniles. Elle s'appelle Nora, dans la vie de Blériot elle apparaît et disparaît, adorable et cruellement indécise, aimantée par un autre pôle, un autre homme – le raisonnable Murphy. C'est à Londres que vit Murphy, à Paris qu'est Louis Blériot (oui, c'est ainsi qu'il se nomme...), et le roman de Patrick Lapeyre circule savamment, et avec une merveilleuse fluidité, entre tous ces éléments : Nora, Louis, Murphy, quelques personnages secondaires satellites, l'Angleterre et la France – l'Italie un peu, aussi –, la passion et le désamour, les instants de bonheur solaire et ceux de complet dénuement. Derrière ce beau titre qui résonne comme un manifeste tao, La vie est brève et le désir sans fin est un pur et subtil roman d'amour, tout ensemble très contemporain et intemporel – contemporains sont le décor et le ton, intemporel est l'amour obsédant, électrique, trop démesuré pour n'être pas fatal, qui lie Louis et Nora. Et guide, évidemment, leurs destins, l'un à l'autre noués, vers la tragédie. Patrick Lapeyre n'en fait pourtant pas un drame, loin de là.
Plutôt une comédie, également teintée de gravité et de grâce, où l'humour, la douceur, le refus de la pesanteur ont autant leur place que la souffrance et le chagrin. L'écriture limpide, vive et précise de Patrick Lapeyre n'offre pas de prise au pathos. Elle scrute et expose les situations, s'attache de façon singulière aux perceptions et émotions des personnages – ainsi, par exemple, de Louis et de Nora, s'embrassant « mais très, très légèrement, comme des gens soucieux de ne pas toucher à l'équilibre de la planète- » –, ironise avec délicatesse sur les beautés et les complexités du difficile métier de vivre et d'aimer. »
Roman touchant par ses personnages, par son réalisme. Un homme, deux femmes, une femme, deux hommes, ainsi va la vie. L’auteur par son style décapant nous présente une réalité de la vie amoureuse. Sommes-nous bien assortis ? Sommes-nous heureux et sincères? Le désir est parfois plus grand que la possession….selon moi. Dans la vie, chaque chose a son prix. Quel est le prix de la duplicité ?
Un grand roman d’amour ou une grande réalité sociale? À chacun sa réalité, à chacun ses plaisirs. Le tourbillon de la vie c’est la carrière, c’est la beauté, c’est le plaisir…mais à quel prix? Le couple change de partenaire comme on prend l’avion…. « ... même s’il sait que ce n’est la faute de personne. Puisque l’amour est sans solution. » page 96 « .. si le sexe dans certains cas peut être une forme de pesanteur, la solitude …est certainement encore plus grande « page 202 « J’ai souvent l’impression d’être un homme très ancien et très déphasé. Je crois qu’en fait je n’aime pas tellement notre époque. » page 214 « On n’est peut-être doués que pour le sexe.Ce qui n’est pas si mal! Page 215 « …une personne qui nous aime possède automatiquement des droits imprescriptibles sur nous … » page 224 Un roman qui peut nous concerner car dans notre entourge qui est vrai, qui peut être sûr de l’autre ? Sommes-nous à l’abri d’une escapade ? Gilles Lagrois, Auclair, Québec.
| |
|
|
|
|
|
|
|
***PICOULYDaniel---LA NUIT DE LAMPEDUSA
19/07/2011 21:49
PICOULY Daniel
LA NUIT DE LAMPEDUSA, Albin Michel, 2011, 482 pages
« La nuit de Lampedusa réunit Bonaparte, le chevalier Saint George, Joséphine de Beauharnais, le général Berthier, et beaucoup d'autres. Le roman s'ouvre, sur le récit du général Berthier qui écrit la notice nécrologique de Bonaparte puis sur l'enterrement de Saint Georges, qui commente ses obsèques en observateur caustique : Jeanne sa maîtresse se découvre enceinte tandis que l'ennemi de toujours du Chevalier, le Mac vient demander des comptes sur sa tombe. De son coté, Bonaparte, pas encore empereur, est embourbé dans sa campagne d'Egypte tandis que Josephine occupe son temps entre amants et voyantes.
Il y a des romans historiques réussis. On y trouve un événement ou des personnages réels, une touche de romanesque, une pincée de vision personnelle, le tout lié avec un style agréable, qu'il soit recherché, décalé ou drôle. Ils respectent la réalité même si l'auteur y a ajouté une touche personnelle.
Des personnages historiques ? Oui, nous les avons avec Bonaparte, Berthier, Joséphine, Saint Georges et consorts. La touche personnelle ? Oui, on peut sans doute appeler touche personnelle le fait de réinterpréter un réalité historique (Bonaparte s'est bien embourbé en Egypte en voulant couper la route des Indes aux armées anglaises, Josephine n'a jamais été fidèle, de même que son mari). Néanmoins Daniel Picouly, en entrecroisant les trois récits (ceux de Bonaparte, de Josephine et de Jeanne et ses acolytes) en de courts passages ne cesse de passer d'une histoire à l'autre, embourbant son récit par ces petites saynètes qui semblent bien décousues et s'enchaînent dans une alternance qui devient, au final, totalement lassante et surtout ennuyeuse à périr. Le romanesque ? Oui, les aventures de Mac, Jeanne et ses chevaliers servants sont sans doute sensés apporter ici une touche d'aventures. Mais que de vent dans ces aventures si peu crédibles, si peu intéressantes, si vaines et creuses que l'on se demande à quoi elles servent, dans la mesure où le tout ne mène à rien. L'utilisation de personnages réels et fictifs n'apporte rien de neuf à ce que nous savons de l'Histoire, et l'amoncellement d'anecdotes fictives ne fait que plonger le tout dans un magma dépourvu de saveur. Une vision personnelle ? Oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Là dessus rien à dire. D'ailleurs Daniel Picouly ajoute des détails très personnels, comme ce quartier noir de Paris appelé Harleem, ou le chevalier Mac, inventeur de la restauration rapide. »www.amandameyre.com « Un Napoléon tourmenté, une Joséphine arriviste, un Chevalier de Saint-George décédé mais vivant sous une autre "armure", une Jeanne fidèle-courageuse-sereine, un Mac des plus versatile,... une histoire qu'on aimerait véritable et inscrite définitivement dans l'Histoire,... un auteur exceptionnel. » Source : www.fnac.com
Roman à base historique trafiqué pour le plaisir de l’auteur. On y retrouve de grands personnages, de l’humour, du fantastique, des aventures farfelues dignes de Rabelais. On craque, on s’amuse ou on n’aime pas. Je me suis bien amusé car l’humour de l’auteur à lui seul vaut le coup de s’éclater. Avec "La nuit de Lampedusa" Daniel Picouly nous embarque dans une fresque historique débridée, jubilatoire, exubérante
.À vos risques…..un coup de dés. Gilles Lagrois, Auclair, Québec
| |
|
|
|
|