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ÉCHANGES DE LIVRES EN TÊTE: LE PLAISIR DE PARTAGER MES DÉCOUVERTES LITTÉRAIRES ET DE RECEVOIR LES VÔTRES
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ÉCHANGES DE LIVRES EN TÊTE: LE PLAISIR DE PARTAGER MES DÉCOUVERTES LITTÉRAIRES ET DE RECEVOIR LES VÔTRES

VIP-Blog de livresentete
gilles.lagrois1@bell.net

  • 108 articles publiés dans cette catégorie
  • 123 commentaires postés
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  • Créé le : 05/06/2010 16:07
    Modifié : 09/06/2020 00:33

    Garçon (69 ans)
    Origine : AUCLAIR, TÉMISCOUATA, QUÉBEC
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    MAY Peter---L'ILE DES CHASSEURS D'OISEAUX

    10/03/2012 17:40

    MAY Peter---L'ILE DES CHASSEURS D'OISEAUX


    Bon polar qui se déroule en Écosse. Très intéressant de découvrir les habitudes de vie et les légendes du peuple écossais.

    Gilles LAGROIS, Auclair, Québec

     

    MAY PETER

    L’ÎLE  DES CHASSEURS D’OISEAUX, Rouergue, 2009, 374 pages

     

    L'ÎLE DES CHASSEURS D'OISEAUX
    (Traduit de l’anglais par Jean-René Dastugue)

    « Chargé de l’enquête sur un assassinat commis à Edimburg, Fin McLeod est envoyé sur l’île de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre sans doute exécuté selon le même modus operandi y est découvert : la victime, assommée puis étranglée, est finalement pendue et poignardée.

    Cependant, dès l’autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus aux liens entre les deux affaires.

    Marqué par la perte récente de son fils unique qu’il reproche à sa femme, l’inspecteur McLeod est ainsi de retour sur son île natale qu’il a quittée à l’âge de 18 ans.

    Il retrouve alors les acteurs de son enfance dont Ange, la victime, était le chef tyrannique de la bande de gamins dont il faisait partie. Marsaili, son premier amour, qui vit aujourd’hui avec Artair. Ce même Artair, dont le père a perdu la vie il y a 18 ans en sauvant celle de Fin.

    Mais quand Artair et son fils sont en route vers l’île des oiseaux nicheurs, McLeod comprend qu’il a été attiré dans un piège.

    Pourquoi ?  Parce que l’expédition 18 ans plus tôt ne s’est pas exactement passée comme on le croit...

    Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au cœur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin McLeod.

    Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes... L’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page. »
    www.peter.may.pagesperso-orange.fr

    Description

    « Marqué par la perte récente de son fils unique, l'inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d'une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n'est pas revenu depuis dix-huit ans.

    Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d'y être découvert. Cependant, dès l'autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires. Sur cette île tempêtueuse du nord de l'Écosse, couverte de landes, où l'on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie.

    Marsaili, son premier amour, vit aujourd'hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l'expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d'hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs. Que s'est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd'hui? Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May nous plonge au coeur de l'histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod.

    Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes l'auteur tient le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page. »www.librairiepantoute.com

     

    ·Par alaiseblaise, le 18 janvier 2012

    « Retenez bien ce proverbe gaélique : "Trois choses qui arrivent sans qu'on demande, la peur, l'amour et la jalousie." Il pourrait vous être utile...Je le dis sans détour: j'ai adoré ce livre ! Oui, j'ai bien dit adoré ! Un grand grand grand moment de lecture. Livre fermé, je n'en suis pas encore revenu ! Lewis, la plus grande île de l'archipel des Hébrides extérieures, en Écosse est de tradition presbytérienne. Encore aujourd'hui les habitants de cette île du bout du monde observent le sabbat chrétien, parlent la langue gaélique. Ils vivent de l'exploitation de la tourbe, de la pêche, du tourisme, de la fabrication du tweed et d'un peu d'agriculture . Depuis la nuit des temps, ils ont une coutume unique au monde réservée uniquement à quelques initiés mâles natifs de l'île: la chasse aux fous de Bassan.

    Pendant deux semaines, ces hommes et quelques jeunes garçons, sont emmenés à bord d'un chalutier sur An Sgeir, qu'il neige, qu'il vente ou qu'il tempête ! Une sorte d'épreuve ! An Sgeir est un rocher émergeant de la mer, à cent kilomètres de Lewis, où nichent et se reproduisent des milliers d'oiseaux. Chaque année, deux mille oisillons sont tués, préparés sur place et ramenés sur l'île Lewis. Avant d'être une tradition ce fut une ressource vitale pour se nourrir. Tout ce qui est fait, vu ou dit sur ce rocher doit demeurer secret. Un passage obligé pour devenir un homme de l'île.

     

     "Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu un homme, j'ai laissé là ce qui était de l'enfant." écrivait Paul aux Corinthiens. Voilà, nous y sommes, le décor est planté. Il pleut toujours et un vent glacial souffle sans arrêt. Brrrrrrrrrr...Dans ce superbe roman, les descriptions des paysages sont magnifiques ! L'auteur sait imposer une atmosphère : là-bas, j'ai eu faim, froid, peur, j'ai ri et pleuré. j'ai senti et touché... Les Boileau-Narcejac, habiles écrivains de romans policiers avaient l'habitude de dire qu'un bon polar doit être "une machine à lire".

    Celui là on ne le lâche pas...la machine à lire est parfaitement huilée. Mais est-ce vraiment un polar ? N'est-ce pas aussi un livre d'anthropologie ? Un livre d'Histoire ? Un livre de géographie ? Tout simplement le livre d'une histoire. Une histoire sur l'enfance. Une histoire sur le passage à l'âge adulte comme un passsage à l'acte. L'inspecteur Fin Macleod, natif de cette maudite île qu'il a quitté il y a maintenant plus de dix-huit ans revient (malgré lui) sur les lieux de son enfance pour élucider un meurtre particulièrement sordide.

    Ce retour tant redouté va provoquer le réveil des fantômes de son enfance. Il va retrouver Artair Macinnes le fils du professeur qui leur donnait des cours particuliers, Donald Murray le fils du pasteur, Calum Macdonald le souffre-douleur d'Ange, Ange le persécuteur des cours de récréation, Marsaili son premier amour de banc d'école, sa tante "adoptive" malgré elle, celle qui a fait Woodstock et...bien d'autres cauchemars en souffrance. Retenez bien ces noms, vous n'êtes pas prêt de les oublier ! Ce retour va faire remonter à la surface des amours déçues, des jalousies, des vengeances longtemps noyées par le mauvais temps et la culture ancestrale du secret. Je me répète, j'ai adoré ce livre. Vraiment. J'ai eu beaucoup de mal à quitter cette île sauvage du nord de l'Ecosse. A lire d'urgence et sans modération ! Pour trouver la vérité, j'ai dévoré les quatre cent pages en deux nuits ! "La vérité ne quitterait jamais le rocher. Elle resterait là, parmi les amas de rochers et les oiseaux, chuchotée par le vent. Elle mourrait dans les cœurs et les esprits des hommes qui étaient là ce fameux jour lorsque viendrait leur tour... » www.babelio.com






    NEUHAUS Nele---FLÉTRISSURE

    28/03/2012 13:45

    NEUHAUS Nele---FLÉTRISSURE


    NEUHAUSS Nele

    FLÉTRISSURE, ACTES SUD 2011, 357 pages

     

    Très bon roman du genre polar avec des personnages hors normes mais représentatfis de certaines classes sociales. Les personnages du commissaire Oliver von Bodenstein et de sa collègue, la très prosaïque Pia Kirchhoff sont très attachants, perspicaces et futés. Un bon moment de lecture pour qui aime le genre détectives efficaces et audacieux.Un polar magistral.

    Gilles Lagrois, Auclair, Québec

     

    Pour en savoir davantage :

    Flétrissure, Nele Neuhaus, Actes Sud

     »Le polar du mois ! Un secret de famille bien gardé depuis plus de trente ans, une famille d'industriels allemands riches et bien en vue, des meurtres cruels de vieillards respectables, une paire de policiers perspicaces et tenaces. Voilà les ingrédients de cet excellent polar historique qui nous ramène au coeur de l'allemagne nazie. On croit toujours avoir tout lu sur cette époque et on découvre toujours un nouveau volet sombre et moche.

     Nous sommes à la fin de la guerre, et profitant du chaos général, des SS ont usurpé l'identité de juifs martyrs. Je ne vous révèle rien de l'intrigue en vous disant cela car les policiers de Francfort font cette stupéfiante découverte en autopsiant le premier cadavre. Un vieil homme riche, juif et influent. Sur son bras se devine la trace effacée d'un tatouage que portait tous les nazis : leur groupe sanguin. Ce mort étrange n'est que le premier d'une série. Qui a découvert l'horrible imposture et qui règle ses comptes ? Intrigue impeccablement ficelée avec des retours intéressants dans le passé et des personnages crédibles.

    L'auteur dénonce l'opacité des origines de certaines grosses fortunes ainsi que la faiblesse du pouvoir qui préfère toujours étouffer le scandale plutôt que d'y faire face.   Ce roman se dévore d'une traite tellement on veut connaître l'identité du meutrier et savoir ce qu'il sait. La construction méticuleuse du récit permet de suivre l'enquête avec ses rebonds et ses fausses pistes. On croit tout avoir compris et puis non, ce n'est pas ça. La fin laisse baba.

    J'ai adoré : L'intrigue, le profil psychologique des personnages, les nombreuses pistes qui s'offrent à notre sagacité et les relations familiales détestables. »

    www.leslivresquejaime.net

     

    L’avis d’une lectrice :

     

    « Excellent polar!

     

    Premier roman traduit en France de cette auteure allemande, qui semble-il ne sera pas le dernier ! A noter qu’elle a commencé par se publier à compte d’auteur avant de connaitre un réel succès dans son pays.

     

    En bref l’histoire : un premier meurtre qui a toutes les apparences du crime antisémite mais qui va se révéler tout autre ! Lors de l’autopsie le présumé juif porte sur son bras un tatouage propre aux membres de la Waffen SS .Rapidement le lecteur plonge dans les terribles secrets d’une illustre famille allemande, sur fond de passé nazi de l’Allemagne.

    Une intrigue dense qui peut parfois sembler complexe, mais magistralement menée. Une multitude de personnages, dont le profil psychologique est travaillé au détail près, rien n’est laissé au hasard.

    La tension est palpable dans tout le roman, on est sur le qui vive jusqu’au dénouement.

    Des indices distillés au compte-goutte, le moindre fait a son importance, résultat difficile de lâcher le livre avant l’apothéose finale !

     Le duo d’enquêteurs  Pia / Bodenstein fonctionne à merveille, leur vie privé dévoilée en aparté fait que l’on a envie de les voir évoluer et de les retrouver dans une autre enquête. »www.leschroniquesdhistoiredenlire.blogspot.ca






    Deon MEYER---À LA TRACE

    01/04/2012 19:43

    Deon MEYER---À LA TRACE


    MYER Deon

    À LA TRACE, SEUIL, 2012, 721 pages

     

    À la lecture de cet intense roman d’action j’avais l’impression de voir un film, un drame, des complications l’une après l’autre : séparation, contrat, fusillade, extermination, gang, chef de gang au pouvoir illimité, argent, prostitution, alcool, pauvreté. Tout y est pour nous décrire l’Afrique du Sud qui est un pays riche par ses diamants mais peuplé aussi de démunis qui viennent de partout se réfugier dans l’espoir de survivre. Pour survivre il faut agir et vite…Comme l’animal traqué l’humain laisse des traces, il suffit de les interpréter pour le retracer.

     

    « Une baissse subite d’adrénaline permet à Milla de voir sa propre vie, claire comme de l’eau de roche : elle s’est raconté des histoires, a joué, comme dans une pièce de théâtre, à ce-que-la-vie-est-censée-être, est restée aveugle devant la réalité. Sa désillusion est massive ; elle la submerge brutalement, la remplissant d’un sens aigu de l’inutilité de toutes ces années gaspillées…Étrangement, Barend son fils lui manque avec une intensité douleureuse. Elle voudrait lui dire : »Je le regrette tellement », lui demander pardon, sans même savoir de quoi. » p. 487

    Gilles Lagrois, Auclair, Québec

     

    Pour en savoir davantage :

     

    « Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser.

    Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l’Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s’agite de manière préoccupante.

    L’aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l’archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L’ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d’enquêter sur la disparition d’un cadre de l’Atlantic Bus Company.

    Comparée à l’univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l’émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité.

     

    Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays. »www.seuil.com

    Roman policier

    L'art du pisteur consiste à identifier les signes, puis à les interpréter. Dans son nouveau roman, Deon Meyer (né en 1958) s'appuie sur ces techniques de traque animale pour déployer une histoire où chaque personnage laissera des traces qui finiront par se recouper. Le romancier sud-africain de langue afrikaans, auteur notamment des mémorables Soldats de l'aube (2000), rappelle du même coup les fondamentaux du thriller : la chasse et la fuite, le chasseur et le gibier, le fort et le faible. Mais, en scrutant les failles et les conflits internes d'une poignée d'hommes inquiets et de femmes déroutées, il évite également toute forme de manichéisme.

    Divisé en quatre « livres », A la trace se déroule en septembre 2009, en Afrique du Sud, entre la ville du Cap et le parc national du Karoo. Tout commence avec Milla. Elle vient de quitter son mari et son fils, après vingt ans de mariage qui ressemblaient à une prison avec sévices. Sans ressources mais déterminée, la voilà embauchée par les services secrets sans bien comprendre à quoi elle sert, alors que la Presidential Intelligence Agency surveille des islamistes qui ont tout l'air d'attendre une livraison essentielle. Milla a toujours été une épouse docile, et soudain la vie s'ouvre devant elle. Deon Meyer en fait une héroïne torturée, naïve, mais définitivement libre. Dans une seconde partie du roman, il lui opposera d'autres types de femme comme Flea, fausse dompteuse de rhinocéros, belle aventurière violente et voleuse, prête à assurer le transport d'animaux en voie de disparition à la frontière du Zimbabwe.

    Quand il veut faire monter la testostérone, le romancier fait entrer en scène Lemmer (personnage central de Lemmer l'invisible, en 2008). Garde du corps, ex-taulard, Lemmer est un vrai héros, teigneux et sentimental, un franc-tireur pourvu d'une morale fluctuante. Autre figure récurrente de Meyer, Mat Joubert est le personnage central de la quatrième partie : un ancien flic devenu détective, capable d'une empathie démesurée pour ses clients. De ces aventures apparemment indépendantes, dont l'épine dorsale est un trafic de diamants pour le compte d'al-Qaida, Deon Meyer sait tirer les fils et les lier ensemble sans le moindre accroc.

    Au-delà de la construction implacable, des personnages incarnés, il y a le pays : une Afrique du Sud post-apartheid qui ne se résume pas à la ville du Cap. On quitte les chics banlieues résidentielles pour se perdre dans des parcs nationaux et rouler au coeur de la brousse. On entend les bruits de la nuit, le hurlement du chacal, le chuintement des crocodiles, pour finir la soirée à manger un bobotie au riz jaune et patates douces.

    Deon Meyer raconte des histoires sombres et panoramiques. Chaque personnage distingue quelque chose mais il lui manque un morceau du puzzle pour appréhender l'ensemble. Le lecteur est seul pour réunir les pièces : un pays qui se cherche, une nature sauvage face à l'économie mondiale, une politique contemporaine qui peine à composer avec l'histoire tribale, des langues multiples et des rêves euphoriques plombés par la réalité...

    A la trace est le septième livre traduit de Deon Meyer. Comme ses héros, Lemmer ou Mat Joubert, il ne dévie jamais de sa route, creusant ses obsessions tournées vers l'écologie, le refus du pittoresque, la lutte des femmes et ce foutu racisme qui peut changer de camp. Deon Meyer ne se veut pas porteur d'un message, se contente d'éclairer les traces, à l'aise dans son rôle d'écrivain qui agrippe le lecteur en lui offrant tout à la fois du suspense, du sentiment, de l'espionnage, de l'enquête policière. Sacré pisteur que ce Meyer, qui traque sa proie sans jamais la lâcher, jusqu'à la dernière page. »

    www.telerama.fr

    Le 04/02/2012 - Mise à jour le 29/03/2012 à 16h52
    Christine Ferniot






    KELLERMAN Jesse---JUSQU'À LA FOLIE

    07/04/2012 22:07

    KELLERMAN Jesse---JUSQU'À LA FOLIE


    KELLERMAN Jesse

    JUSQU’À LA FOLIE, Flammaion, 2011, 377 pages

    Un grand roman de Kellerman dans un style éclatant,  descriptif, troublant, soulevant. Nous cotoyons  la vie intime de Jonah,  un étudiant en médecine, faisons connaissance avec ses différents programmes et les phases descriptives de chacun.

    Par inadventance Jonah volera au secours d’une jeune femme agressée par un homme armé d’un couteau et tuera accidentellement l’agresseur. Les événements s’enchaînent et Jonah est entraîné dans une spirale terrifiante par la vie disjonctée de la belle jeune femme.

    La folie, le comportement humain porté à l’excès, à la démesure, à la disproportion sera pour nous un sujet préoccupant et présent tout au long de ce roman. À  chaque geste  que posons il y a une conséquence et une responsabilité ci-jointe, le châtiment ne fera que suivre dès cet instant.  

     

    Gilles Lagrois, Auclair, Québec  

     

    Une chronique d’un lecteur 

    « Tous les lecteurs attendaient Jesse Kellerman au tournant de son second roman.  Pour les auteurs dont le premier livre a été un succès, c’est un cap traditionnellement difficile à franchir. Qu’en est-il de ce « jusqu’à la folie » dont on a déjà beaucoup parlé avant même sa sortie officielle ? Est-il à la hauteur du premier, les Visages, qui a connu à la fois un succès public ainsi qu’un vrai succès critique ?

    En réalité, ce roman peut déconcerter les amateurs de thrillers classiques, ceux qui aiment les phrases courtes, les changements fréquents de situations, les chapitres qui s’enchaînent avec rapidité, les dialogues réduits à leur plus stricte efficacité. Car en effet, Kellerman ne joue pas dans ce registre.

    Alors que dans les Visages l’histoire se déroulait dans le milieu des marchands de tableau, décrit avec beaucoup de vérité et force détails, l’auteur a choisi ici comme toile de fond un hôpital newyorkais. Si vous êtes adepte de la série Urgences, vous apprécierez la documentation réunie par l’auteur, qui est impressionnante, ainsi que la description du milieu de l’hôpital, d’une grande richesse de détails. Dès le début du roman, nous suivons pas à pas son héros dans les recoins et les situations les plus glauques du servie de chirurgie. L’auteur se moque  de la concision, il prend le temps d’installer son personnage et nous montre tous les détails de son travail, nous livre la moindre de ses impressions.

    Au bloc, c’était la folie ; tout le monde courrait pour tout préparer en attendant le chirurgien, ne s’interrompant que pour s’adonner au passe-temps favori des salles d’opération : hurler sur l’externe de servie. Jonah prit une casaque chirurgicale et des gants, et la panseuse lui hurla : « tu l’as contaminé, prends-en une autre ! » alors que tout était emballé et stérile, comme si c’était lui qui était particulièrement, monstrueusement contagieux. Discipliné, il retourné dans la réserve  en trainant les pieds et en revint avec une nouvelle casaque  et une nouvelle paire de gants. (…)

    Les dieux de la chirurgie étaient jaloux et cruels, et Jonah avait fauté. En tant qu’étudiant de troisième année, il ne pouvait guère espérer faire plus que suturer, écarter, aspirer. Comme tout apprenti, son véritable rôle n’était pas de se rendre utile mais de donner raison à la hiérarchie. Il était là pour souffrir, ainsi que tous les médecins qui l’avaient précédé à cette place.

    On comprend tout de suite en lisant ces lignes que le plaisir de l’auteur ne se situe pas uniquement dans le fait de faire monter graduellement la pression et le suspense (ce qu’il fait aussi avec une grande maitrise), mais qu’il est avant tout dans cette description des lieux et des gens, à la fois précise et détaillée, plus proche d’un Dennis Lehane ou même d’un auteur de la « littérature blanche » que d’un auteur de thriller classique à la James Patterson.

    Cependant, même les amateurs purs et durs de thrillers pourront être satisfaits, car le roman va très vite s’emballer, et ce dès la fin du premier chapitre. Jonah va accomplir un acte héroïque qui va avoir des conséquences dramatiques : en sortant de son boulot il va sauver la vie à Eve,   une jeune femme agressée par un homme qui la menace avec un couteau. En lui portant secours, il tue  accidentellement son agresseur, la famille de celui-ci porte plainte contre lui et une enquête démarre pour faire le point sur les circonstances précises de la mort de l’individu.

    Lorsque la jeune femme qu’il a sauvé prend contact avec lui et qu’une histoire d’amour commence alors entre eux, Jonah va être pris dans une spirale infernale, une nasse dont il va chercher à sortir. Qui est vraiment cette jeune femme ? Il va le découvrir, à ses dépens, et la découverte sera cruelle, puisqu’elle va le ramener vers son premier amour, Hannah, une jeune fille qu’il devait épouser et qui a sombré dans la folie.

    Car la folie est au cœur de cette histoire, une folie qui prend l’aspect d’une séduisante jeune femme mais qui va  au fil des pages se révéler terrifiante par ses symptômes et ses conséquences.

    Jesse Kellerman a particulièrement travaillé les différents personnages : Jonah,  étudiant motivé, qui veut réussir ses études et ne lâche jamais son travail même dans les moments les plus difficiles. Son ami et colocataire  Lance dont le côté sympathiquement déjanté tranche avec la noirceur du récit, et surtout le personnage d’Eve, la jeune femme agressée, dont  le comportement de plus en plus étrange est  décrit avec une précision clinique et une grande force.

    Cette profondeur des personnages, leur véracité, est  le premier point fort du livre, et c’est un élément qui devrait plaire à tous ceux que les personnages stéréotypés et dessinés à grands traits de certains thrillers fatiguent un peu.

    Le deuxième point fort est l’écriture. Jesse Kellerman excelle dans les descriptions, il rentre dans les détails méticuleusement, avec précision, sans jamais lasser le lecteur, il trouve chaque fois le mot juste, l’expression la mieux adaptée à la situation. Il réussit à faire monter la tension psychologique jusqu’au  point extrême de la scène dramatique finale qui justifie le titre du livre. C’est un roman dont la construction du récit est impeccable, l’écriture d’une grande densité, et s’il  m’a fallu un chapitre pour m’habituer à son style, que j’ai trouvé pendant quelques pages un peu bavard, je l’ai par la suite apprécié à sa juste valeur.

    Ce deuxième roman est donc une vraie réussite. A conseiller à tous ceux qui aiment les suspenses psychologiques intelligents et bien écrits, il va définitivement installer  Jesse Kellerman dans la liste des meilleurs auteurs de thrillers, toutes nationalités confondues. »www.unpolar.autrefort.com






    Arnaldur INDRIDASON----BETTY

    14/05/2012 14:30

    Arnaldur INDRIDASON----BETTY


     

    Arnaldur INDRIDASON

    BETTY, Métaillé, 2011, 206 pages

     

    Un polar d’une grande intensité sans la présence d’un commissaire, d’un inspecteur de police pour nous guider et nous alarmer.

    Seulement un personnage aux prises avec un meurtre monté de toutes pièces, un amour impossible, un drame intense car la victime est piégée, consentante, aveuglée par son amour irrévocable.

    Un grand polar manié par le talent d’écriture d’Arnaldur Indridason.

     

    Gilles Lagrois, Auclair, Québec

     

    Pour en savoir davantage :

     

    résumé du livre

     

    « Dans ma cellule je pense à elle, Bettý, si belle, si libre, qui s'avançait vers moi à ce colloque pour me dire son admiration pour ma conférence. Qui aurait pu lui résister. Ensuite, que s'est-il passé ? Je n'avais pas envie de ce travail, de cette relation.J'aurais dû voir les signaux de danger.J'aurais dû comprendre bien plus tôt ce qui se passait.J'aurais dû ...J'aurais dû ...J'aurais dû... Maintenant son mari a été assassiné et c'est moi qu'on accuse. La police ne cherche pas d'autre coupable. Je me remémore toute notre histoire depuis le premier regard et lentement je découvre comment ma culpabilité est indiscutable, mais je sais que je ne suis pas coupable. Un roman noir écrit avant la série qui fit connaître le commissaire Erlendur Sveinsson. »www.evene.fr

     

    Betty, Arnaldur Indridason

    Ecrit par Léon-Marc Levy 23.10.11 dans La Une Livres, Les Livres, Recensions, La rentrée littéraire, Polars, Pays nordiques, Métailié

    Betty. Trad. de l’islandais par Patrick Guelpa. 27 octobre 2011. 206 p. 18€

    Ecrivain(s): Arnaldur Indridason Edition: Métailié

    « Diamant d’un noir étincelant, Betty est un chef-d’œuvre du genre. Un chef-d’œuvre qui va compter dans la littérature noire. Donc dans la littérature tout court.

    On a l’habitude avec Indridason de plonger dans un univers sombre, fatidique, marqué par la course tragique des êtres. Avec Betty, notre Islandais favori, qui abandonne pour ce livre son détective fétiche Erlendur Sveinsson, atteint des sommets, signant un polar digne de la plus belle époque, celle des Chandler, des Goodis. Et puis celle de James Cain ! Betty commence bien sûr par une épigraphe de lui :

    « Ceci devrait être un meurtre tellement désolant que ça n’en serait même pas un, mais seulement un banal accident de voiture qui arrive quand des hommes sont soûls et qu’il y a de l’eau-de-vie dans la voiture et tout ce qui va avec . » (James M. Cain, Le Facteur sonne toujours deux fois)

    Et la citation ne s’arrête pas là. En fait, elle ne s’arrête pas du tout ! Jusqu’à la fin du livre, Indridason nous offre une merveille de « remake » du Facteur. Ce n’est pas nouveau. Ce chef-d’œuvre de la littérature noire a inspiré des centaines de livres et de films.

    Et même les « remakes » ne sont pas nouveaux. Bob Rafelson, au cinéma, nous a offert  en 1981 une nouvelle version fabuleuse du grand film de Tay Garnett de 1946. On sent encore la brûlure des corps et des âmes dans les scènes torrides entre Jack Nicholson et Jessica Lange …

    « Remake » donc. Mais bien sûr, ce n’est pas si simple.

    Toute la première moitié de « Betty » colle à la trame narrative de Cain. Un personnage, incarcéré pour meurtre, raconte en flashes-back successifs les étapes d’une relation amoureuse incendiaire avec une femme splendide, relation qui l’a mené dans la cellule où il est, attendant son inculpation. Indridason cisèle avec une jubilation évidente un univers directement issu du Facteur. Femme fatale, menteuse, fascinante. Méchant mari, riche, grossier, brutal. Et le narrateur, amoureux et nigaud, dont on sent, dès le départ le destin inéluctable dès qu’il est pris dans la toile d’araignée. Le tout scandé de cigarettes et de coupes de champagne. Le grand classique donc :

    Depuis la magie de la rencontre : « Elle était là. Elle était arrivée en retard et je l’avais tout de suite remarquée parce qu’elle était … merveilleuse. Merveilleuse dès l’instant où je l’ai vue pour la première fois entrer dans la salle, au crépuscule. Derrière elle, la lumière du couloir lui faisait un halo, comme à une star de cinéma. »

    Aux affres du doute :

    « Betty.

    Je n’ai jamais aussi bien connu une femme et pourtant, aucune ne m’a été autant étrangère. Elle a été pour moi comme un livre ouvert et en même temps une énigme absolument indéchiffrable. »

    Et jusqu’à l’horreur révélée :

    « Quand je suis au lit et que je reviens en arrière, je ne parviens pas à déceler le moment où … ma vie s’est transformée en ce long cauchemar dont je voudrais tellement me réveiller. »

     

    « Toute la première moitié » du livre. Oui mais voilà, il y a dans ce livre les pages 108 et 113 !! Et une seconde moitié du livre !! Le ciel alors nous tombe sur la tête et cette  histoire devient une autre histoire. Un déplacement syntaxique. Quelques pronoms personnels, quelques accords surprenants (au point qu’on peut croire à une coquille d’imprimerie pendant un instant !), un glissement de genre, d’abord feutré, puis vertigineux, et Indridason nous emmène avec lui dans son monde à lui !! Et en route pour une autre dimension d’univers narratif … Vertige ...

     

    Pas question d’en dire plus. Evidemment. Simplement ne ratez pour rien au monde Betty. Elle, elle  ne vous ratera pas !www.lacauselitteraire.fr

     

    Léon-Marc Levy






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